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La gliomatose cérébrale, une cause rare d’infiltration cérébrale diffuse Article à paraître

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
Auteurs
1 Université Sidi Mohamed ben Abdellah de Fès
Faculté de médecine et de pharmacie
Département de biophysique et de méthodes cliniques d’IRM
Route Sidi Hrazem, Km 2.2
30000 Fès
Maroc
2 Université Sidi Mohamed ben Abdellah de Fès
Faculté de médecine et de pharmacie
Laboratoire de neurosciences cliniques
Route Sidi Hrazem, Km 2.2
30000 Fès
Maroc
3 Hôpital universitaire de Fès
Département de radiologie et d’imagerie clinique
Route Sidi Hrazem, Km 2.2
30000 Fès
Maroc
* Tirés à part

La gliomatose cérébrale (GC) est une tumeur rare, responsable d’une infiltration diffuse du parenchyme cérébral par des cellules gliales néoplasiques. Le diagnostic est souvent difficile en raison des manifestations cliniques et de l’imagerie qui ne sont pas spécifiques.

Nous rapportons l’observation d’une GC survenant chez une femme de 45 ans, ayant consulté pour des céphalées intermittentes, des troubles mnésiques et des troubles de la marche. L’examen neurologique trouvait un syndrome tétrapyramidal, une parésie aux quatre membres et un syndrome cérébelleux statique et cinétique. Le bilan biologique était normal. Une imagerie par résonance magnétique (IRM) cérébrale a été réalisée, objectivant un processus lésionnel diffus infiltrant sus- et sous-tentoriel, se présentant en hypersignal FLAIR, sans restriction de la diffusion, ni rehaussement après injection de chélates de gadolinium. Le profil spectroscopique était celui d’une pathologie tumorale avec une élévation de choline et une diminution de N-acétylaspartate. L’absence de lipides rendait peu probable le diagnostic de lymphome. La présence d’un pic de myo-inositol était en faveur d’une tumeur gliale de bas grade mais, vu l’absence de masse circonscrite sur les séquences conventionnelles, le diagnostic retenu a été celui de GC. La patiente a reçu une chimiothérapie par témozolomide, avec initialement une bonne réponse clinique (régression des troubles neurologiques). Quatorze mois plus tard, la patiente a été admise dans un tableau de trouble de conscience et est décédée par engagement temporal et amygdalien.

La GC est une entité à évoquer devant une infiltration encéphalique diffuse impliquant au moins deux lobes cérébraux contigus. L’IRM couplée à la spectroscopie permet d’approcher le diagnostic et d’assurer le suivi. Le pronostic reste cependant réservé malgré un traitement adéquat.