John Libbey Eurotext

L'Information Psychiatrique

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Que reste-t-il de la maladie quand on va mieux ? Volume 97, numéro 1, Janvier 2021

Auteur
Psychologue et psychanalyste
* Correspondance

Associer des patients et des soignants à la conception et à la réalisation d’une recherche de qualité est l’ambition de tout chercheur en médecine. Le modèle de la recherche-action participative venu des sciences sociales est en outre particulièrement adapté à la psychiatrie dans la mesure où il vise un résultat facteur de changement pour tous les participants. Il permet aussi de se donner un temps suffisant pour l’élaboration, condition indispensable pour appréhender honnêtement les maladies psychiques dont on connaît la chronicité. C’est ainsi qu’un groupe de recherche s’est constitué dans un hôpital de jour de psychiatrie et a choisi de travailler la question « Que reste-t-il de la maladie quand on va mieux ? ». Cette question est vite apparue fondamentale, authentifiant et critiquant dans un même mouvement la notion très en vogue de « rétablissement ». Il en ressort que l’établissement et la permanence d’un lien entre les patients et les soignants sont des conditions essentielles pour éviter stigmatisation et rejet des malades psychiques et de leurs soignants.