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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Tumeurs neuroendocrines pancréatiques Volume 24, numéro 9, Novembre 2017

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
  • Figure 5
  • Figure 6

Tableaux

Auteurs
1 Hôpital Beaujon, service de gastroentérologie et pancréatologie, DHU UNITY, 100, boulevard du Général Leclerc, 92110 Clichy, France
2 Université Paris VII, Clichy, France
* Tirés à part

Les tumeurs neuroendocrines pancréatiques (TNEP) sont des tumeurs rares, mais dont l’incidence augmente. Elles sont caractérisées par un fort taux de métastases (50 %), principalement hépatiques. Du fait de leur croissance tumorale relativement lente, elles sont néanmoins associées à des taux de survie prolongée (environ 50 % à 5 ans).

Les TNEP sont le plus souvent sporadiques et diagnostiquées fortuitement ou devant des signes cliniques aspécifiques en lien avec les localisations tumorales. Moins de 20 % des TNEP sont fonctionnelles et sont responsables de symptômes liés à l’hypersecrétion d’une hormone qui doivent être traités en priorité. Le bilan d’extension comporte le dosage plasmatique de la chromogranine A, un scanner et/ou une IRM abdominale et une imagerie nucléaire des récepteurs de la somatostatine voire une TEP au FDG. Les principaux facteurs pronostiques sont la différenciation et le grade histologiques, le stade tumoral, la pente évolutive et le volume tumoral, notamment hépatique.

Le traitement des TNEP localisées repose sur la résection chirurgicale, à l’exception de certains incidentalomes sporadiques < 2 cm. Les options thérapeutiques des TNEP bien différenciées associées à des métastases non résécables incluent la chirurgie, la chimiothérapie, les thérapies ciblées (sunitinib, everolimus), les analogues de la somatostatine, la (chimio)-embolisation hépatique et la radiothérapie interne vectorisée.