John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

MENU

Troubles moteurs de l'oesophage (partie 2) Volume 3, numéro 1, Janvier - Février 1996

Auteurs
Service d'hépato-gastroentérologie, Hôtel-Dieu, 63000 Clermont- Ferrand, France.

Plusieurs travaux importants ont été récemment publiés dans le domaine de la motricité oesophagienne. Parmi ceux-ci, la démonstration de la disparition de l'onde inhibitrice dans les pathologies motrices oesophagiennes semble constituer un grand pas dans la compréhension de ces phénomènes moteurs et notamment des formes intermédiaires ou inclassables. En complément, une étude portant sur l'activité tonique par barostat de la motricité oesophagienne chez le sujet sain pourrait permettre d'envisager une confirmation de ces hypothèses physiopathologiques. Le deuxième point important regroupe les publications concernant les normes lors des enregistrements de la motricité oesophagienne de longue durée ainsi que les différents intervalles de temps lors de l'interprétation d'un marqueur d'événement. La précision de ces données marque essentiellement les limites de ces examens ainsi que la difficulté d'interprétation des multiples données. La mise en évidence d'une activité oesophagienne spontanée en rapport avec un complexe migrant de phase 3 et une autre étude en période nocturne paraît être un autre fait marquant de cette revue bibliographique. Enfin, plusieurs points ont pu être éclaircis : l'exploration de la toux chronique semble plus fiable lors de l'étude couplée d'une mano-pH-métrie de 24 h et souligne l'inutilité des marqueurs d'événements manuels dans cette indication. La compression vasculaire reste un piège classique dans les dysphagies ; plus fréquente chez l'enfant, son diagnostic ne doit pas être oublié chez l'adulte. Enfin, une étude confirme l'utilité de la manométrie oesophagienne lors d'un globus pharyngé après un bilan ORL éliminant une pathologie organique.