John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Transplantation hépatique pour cirrhose virale C Volume 7, numéro 5, Septembre - Octobre 2000

Auteurs

La cirrhose secondaire à une hépatite chronique virale C est devenue la première indication de transplantation hépatique dans les pays occidentaux. En l’absence de traitement prophylactique efficace, la réinfection du greffon par le virus de l’hépatite C (VHC) est quasi constante. Elle peut aboutir à la constitution d’une cirrhose dont l’incidence à 5 ans est estimée entre 10 % et 31 % selon les séries. Les facteurs influençant l’histoire naturelle de la réinfection, et notamment le développement de la fibrose, restent peu connus et débattus. Il a été suggéré un risque augmenté de survenue de syndromes lymphoprolifératifs chez ces malades, nécessitant une surveillance régulière. Cependant, la survie globale de ces malades (environ 75 % à 5 ans) est similaire à celle observée chez des malades transplantés pour d’autres hépatopathies. Les résultats du traitement de cette réinfection par l’interféron ne sont pas satisfaisants en raison, d’une part de l’absence de réponse virologique et, d’autre part, d’un risque accru de rejet. La ribavirine en monothérapie n’est pas efficace. Le traitement actuel des formes évolutives repose sur une thérapie combinée associant l’interféron et la ribavirine. Les résultats préliminaires semblent encourageants du fait, d’une part d’une réponse virologique observée chez la moitié des malades pendant le traitement et, d’autre part, de l’absence d’augmentation du risque de rejet. Dans le futur, la mise au point de traitement prophylactique de la réinfection du greffon par le VHC semble indispensable.