John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Transplantation hépatique par donneur vivant Volume 12, numéro 2, Mars-Avril 2005

Auteurs
Service d’hépatologie, hôpital Beaujon, 100, boulevard Général Leclerc, 92110 Clichy, Service de Chirurgie digestive, hôpital Beaujon, 100, boulevard Général Leclerc, 92110 Clichy, Inserm U481, hôpital Beaujon, 100, boulevard Général Leclerc, 92110 Clichy

La transplantation hépatique est devenue depuis le début des années 1980 le traitement de référence des insuffisances hépatiques aiguës et chroniques les plus graves et des petits carcinomes hépatocellulaires. L’augmentation du nombre de candidats à la transplantation et de la durée d’attente d’un greffon compatible a conduit à une augmentation de la mortalité en liste d’attente. Pour pallier le manque de donneurs, des alternatives à la transplantation conventionnelle de greffons cadavériques se sont développées, en particulier la transplantation hépatique avec donneur vivant. Le principe repose sur le fait que le foie peut être partagé chez la plupart des individus en deux parties fonctionnant de façon autonome et que le greffon partiel, comme le foie restant, a la capacité de régénérer. La transplantation par donneur vivant a pu être développée parce que les techniques de résection hépatique se sont améliorées. Les résultats concernant la survie des receveurs sont comparables à ceux de la transplantation de foies cadavériques. En revanche, les complications, en particulier biliaires et vasculaires, sont plus fréquentes. Il n’est toutefois pas toujours possible de trouver dans la famille du patient un donneur compatible et il persiste toujours, même si la sélection est attentive, un risque potentiel pour le donneur.