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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Transplantation hépatique et hépatopathies virales B Volume 8, numéro 1, Janvier -Février 2001

Auteurs
Service d'hépatologie et de gastroentérologie, hôpital Henri-Mondor, 51, avenue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, 94010 Créteil Cedex.

La survenue d'une réinfection du greffon après transplantation hépatique pour hépatopathie virale B est fréquente. Elle évolue souvent vers la constitution d'une cirrhose et aboutit à une survie inférieure à celle des malades indemnes de récidive. En l'absence de réplication virale avant la transplantation hépatique, l'immunoprophylaxie passive avec des immunoglobulines anti-HBs spécifiques en péri- et postopératoire diminue significativement l'incidence de la réinfection du greffon et améliore la survie des malades. Ce traitement est peu actif chez les malades ayant une réplication virale B avant la transplantation. La lamivudine, commencée en préopératoire et poursuivie après la transplantation, semble également efficace. Les résultats d'études préliminaires suggèrent que l'association immunoglobulines anti-HBs spécifiques et lamivudine pourrait devenir dans le futur le traitement prophylactique de référence et ainsi modifier les indications de transplantation hépatique pour hépatopathies virales B. En cas de réinfection du greffon par le virus de l'hépatite B (VHB), le traitement de choix est la lamivudine qui permet d'obtenir à 1 an une disparition de l'ADN circulant du VHB chez 60 % des malades et une séroconversion anti-HBe chez 11 %. Mais un échappement thérapeutique secondaire à une mutation du site YMDD survient chez un malade sur quatre.