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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Traitements endoscopiques de la gastroparésie réfractaire Volume 26, numéro 1, Janvier 2019

Illustrations

  • Figure 2
  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
Hôpital Nord, Départements de Gastroentérologie, d’Endoscopies Digestives et d’Explorations fonctionnelles digestives, Service de gastroentérologie, Aix-Marseille Université, AP-HM, Chemin des Bourrelys, 13015 Marseille
* Correspondance
  • Mots-clés : gastroparésie, endoscopie, dilatation, toxine botulinique, POEM gastrique, pylorotomie
  • DOI : 10.1684/hpg.2018.1723
  • Page(s) : 34-41
  • Année de parution : 2019

La gastroparésie est un trouble de la motilité gastrique relativement fréquent, avec un impact croissant en termes de santé publique. Les trois principales situations cliniques sont le post-opératoire, le diabète et les gastroparésies idiopathiques. Les symptômes sont variés, évoquant un retard de vidange gastrique confirmé par la gastroscopie (bézoard) et la scintigraphie gastrique. Les traitements visant à augmenter la motricité gastrique, médicamenteux (prokinétiques) ou interventionnels (stimulation électrique), se sont révélés décevants. Récemment, c’est l’endoscopie qui a proposé de nouvelles approches, ciblées sur l’hypertonie antro-pylorique. On y trouve les méthodes classiques : le stenting qui, malgré des résultats intéressants, reste peu applicable du fait des complications liées aux prothèses (taux très élevé de migration) ; la dilatation, évaluée dans une seule étude, semblant améliorer la compliance pylorique et les symptômes, mais de manière très temporaire ; et l’injection de toxine botulinique, désavouée après plusieurs séries initiales prometteuses par deux études randomisées contre placebo. Une certaine efficacité de cette dernière peut cependant être observée pendant 4 à 6 mois. Encore plus récemment, c’est l’endoscopie sous-muqueuse avec le G-POEM (Gastric Peroral Endoscopic Myotomy) qui apporte une vraie nouveauté, en termes de radicalité du traitement mais aussi d’efficacité. Elle consiste en la réalisation d’un tunnel sous-muqueux gastrique jusqu’au pylore, puis d’une myotomie pylorique et antrale, et enfin une fermeture muqueuse. L’ensemble des études publiées à ce jour (huit regroupant 250 patients) montre une efficacité initiale prometteuse, de 70 % à 85 %, avec peu de complications (< 10 %), d’où son développement actuel. Il s’agit probablement d’une technique d’avenir, associée ou non à la stimulation gastrique.