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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Traitement systémique de l’adénocarcinome gastrique métastatique : quelle stratégie ? Volume 20, numéro 6, Juin 2013

Auteurs
CHU de Nantes, Institut des maladies de l’appareil digestif, 1 place Alexis Ricordeau, 44093 Nantes Cedex 1, France

L’adénocarcinome gastrique métastatique garde un sombre pronostic malgré de récents progrès. L’objectif du traitement reste de prolonger la survie et d’en améliorer la qualité. Plusieurs protocoles de chimiothérapie sont disponibles. Les trichimiothérapies à base de docétaxel ou d’anthracyclines sont modestement plus efficaces que les bichimiothérapies avec fluoropyrimidines et sels de platine, mais elles sont plus toxiques. Les protocoles de chimiothérapie doivent donc être choisis en fonction de l’état général du patient, des dysfonctions d’organes associées et des toxicités attendues. Dans cette indication, des études récentes n’ont pas démontré d’intérêt du bevacizumab et des anticorps anti-EGFR (epidermal growth factor receptor). Le trastuzumab est le seul anticorps monoclonal recommandé, mais seulement chez les patients ayant un cancer exprimant HER-2. En première ligne, des résultats prometteurs ont été rapportés avec le rilotumumab, un anticorps monoclonal anti-HGF (hepatocyte growth factor), mais ils doivent être confirmés dans des essais de phase III. En deuxième ligne, des études récentes ont démontré le bénéfice sur la survie d’une chimiothérapie et celui du ramucirumab, un anticorps dirigé contre le récepteur du vascular endothelial growth factor de type 2. Une approche personnalisée, fondée sur des critères cliniques, histologiques et moléculaires, devrait permettre d’optimiser les résultats des traitements.