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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Traitement et pronostic des syndromes lymphoprolifératifs post-transplantation Volume 6, numéro 4, Juillet - Août 1999

Auteurs

Les syndromes lymphoprolifératifs post-transplantation (SLP-PT) forment un groupe de proliférations lymphoïdes hétérogènes par leurs présentations cliniques et leurs aspects histologiques. Ils représentent une des complications potentiellement létales de la transplantation d’organe. Les mécanismes physiopathologiques responsables de l’apparition des SLP-PT ne sont pas encore entièrement compris mais font probablement intervenir le déficit immunitaire, les effets oncogéniques des thérapies immunosuppressives et le virus d’Epstein-Barr. Les études sur l’incidence, le traitement et le pronostic sont limitées par le petit nombre de cas survenant dans chaque centre de transplantation, et par l’absence de classifications fiables. La mortalité globale reste élevée même si 25 % des patients sont guéris par une simple diminution de l’immunosuppression. Dans les autres cas, divers traitements sont couramment utilisés mais la stratégie thérapeutique optimale ne pourra être établie qu’avec l’aide d’études multicentriques portant sur un grand nombre de patients, et lorsqu’une classification adéquate sera disponible. Les tumeurs monoclonales d’apparition tardive peuvent être traitées par la chimiothérapie conventionnelle, tandis que les patients atteints de SLP-PT d’apparition précoce positifs pour le virus d’Epstein-Barr peuvent bénéficier d’autres approches thérapeutiques comme les thérapies immunorégulatrices.