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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Traitement du carcinome hépatocellulaire en 2004 Volume 11, numéro 4, Juillet-Août 2004

Auteurs
Service d’hépato‐gastroentérologie, Centre hospitalier, 8, avenue Henri‐Adnot, 60321 Compiegne Cedex E‐mail : jcbarbare001ch‐compiegne.rss.fr

Le carcinome hépatocellulaire (CHC) est développé dans 90 % des cas sur un foie de cirrhose, ce qui conditionne les indications thérapeutiques. Il y a trois traitements à visée curative, la transplantation, la résection et la destruction percutanée. Bien qu’aucun essai randomisé ne l’ait démontré, la transplantation est considérée comme le meilleur traitement à discuter en priorité, mais la pénurie de greffons en limite actuellement les indications et entraîne le développement de stratégies thérapeutiques alternatives (traitement local suivi de transplantation en cas de récidive seulement ou à titre systématique). Des études rétrospectives suggèrent que les taux de survie et de récidive sont identiques après résection et destruction percutanée. Le choix entre les deux méthodes se fait selon des critères tels que la morphologie tumorale ou l’état fonctionnel du foie non tumoral. La radiofréquence tend à supplanter l’alcoolisation percutanée ; malgré le taux très élevé de récidives après résection ou destruction percutanée, aucun traitement adjuvant n’est actuellement recommandé. La chimioembolisation est un traitement palliatif prolongeant la survie de malades sélectionnés en raison de leur absence d’insuffisance hépatocellulaire. Aucun traitement médical n’a démontré son efficacité. Les indications thérapeutiques doivent être discutées en fonction de l’extension tumorale (CHC petit ou évolué) et du caractère symptomatique ou non de la cirrhose. En cas de CHC sur foie non cirrhotique, la résection est le traitement de référence.