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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Traitement des pancréatites auto-immunes Volume 26, numéro 4, Avril 2019

Auteurs
Hôpital Beaujon, Service de pancréatologie et gastroentérologie, Centre de référence des maladies rares du pancréas, PaRaDis, Université Paris 7, 100 boulevard du Général Leclerc, 92110 Clichy
* Correspondance
  • Mots-clés : pancréatite auto-immune, cholangite, corticoïdes, rituximab, immunosuppresseurs
  • DOI : 10.1684/hpg.2019.1769
  • Page(s) : 376-82
  • Année de parution : 2019

La pancréatite auto-immune (PAI) regroupe deux entités distinctes (types 1 et 2) d’un point de vue clinique, biologique et a priori physiopathologique.L’histoire naturelle des PAI de types 1 et 2 est différente ainsi que les risques de récidive en cas de traitement initial. Ce taux est estimé à plus de 30 % pour les PAI de type 1 et à moins de 10 % pour les PAI de type 2. Plus de 50 % des récidives apparaissent au cours de la première année après corticothérapie initiale, les trois quarts dans les deux années et plus de 90 % dans les trois ans. La corticothérapie est le traitement de référence pour induire la rémission. Le traitement de référence d’entretien ou des récidives est le rituximab (anticorps anti-CD20). L’essentiel des indications de traitement est la présence de symptômes : ictère, douleur chronique, pancréatite aiguë récidivante. La majorité des propositions thérapeutiques ne reposent pas sur des données scientifiques solides et ne sont pour la plupart que des recommandations d’experts. Il n’est pas fait de différence dans les traitements d’attaque et/ou d’entretien selon le type de PAI, ce qui est probablement incorrect. Il manque encore des études permettant de répondre à de nombreuses questions en suspens : les meilleures indications de traitement ; les facteurs de risque de récidive ; faut-il intensifier le traitement de la maladie à IgG4 malgré l’absence de symptômes ; faut-il traiter les PAI de type 2 selon les mêmes modalités que les MICI…