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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Traitement des mucocèles appendiculaires Volume 18, numéro 6, Novembre-Décembre 2011

Auteurs
Institut Gustave-Roussy, département de chirurgie oncologique, 114, rue Édouard-Vaillant, 94805 Villejuif, Cedex France, Institut Gustave-Roussy, département de biopathologie, 114, rue Édouard-Vaillant, 94805 Villejuif, Cedex France

Les tumeurs de l’appendice sont rares, le plus souvent diagnostiquées sur pièce d’appendicectomie. L’analyse histologique des appendices révèle la présence d’un mucocèle dans 0,07 à 0,3 % des cas. Le mucocèle appendiculaire, de définition macroscopique, répond d’un point de vue histologique, soit à une rétention kystique simple, soit à une néoplasie mucineuse kystique, soit à un adénocarcinome mucineux. La rupture dans la cavité péritonéale de tous les mucocèles appendiculaires, hormis d’une rétention kystique simple, résulte en une dissémination de mucus et de cellules épithéliales dans le péritoine aboutissant à un pseudomyxome péritonéal. Cela souligne que tout appendice distendu, dont l’aspect évoque un mucocèle, doit être manipulé avec une extrême précaution, afin d’éviter toute extravasation de mucus ou rupture du mucocèle dans la cavité péritonéale. Le traitement est avant tout chirurgical, l’étendue de l’exérèse dépendant du diagnostic histologique. Le pseudomyxome péritonéal appartient aux tumeurs rares du péritoine pour lesquelles l’Institut national du cancer (Inca) a structuré récemment l’offre de soins, notamment par la mise en place d’un réseau de centres experts nationaux et régionaux (Renape) auxquels peuvent être adressés les patients.