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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Traitement des formes avancées des adénocarcinomes de l’intestin grêle : données moléculaires et perspectives thérapeutiques Volume 22, numéro 7, Septembre 2015

Auteurs
1 Hôpital Européen Georges Pompidou,
service de gastroentérologie et oncologie digestive,
20 rue Leblanc,
75015 Paris, France
2 Université Paris Descartes,
Sorbonne Paris Cité,
Paris, France
3 UMR-S1147, INSERM,
Paris, France
4 Hôpital Avicenne,
service de gastroentérologie et oncologie digestive,
Bobigny, France
5 Hôpital Saint-Antoine,
service d’oncologie médicale,
Paris, France
* Tirés à part

Les cancers de l’intestin grêle représentent moins de 5 % des tumeurs digestives et les adénocarcinomes de l’intestin grêle (AIG) comptent pour environ un tiers des cancers de l’intestin grêle. Bien que les AIG soient le plus souvent diagnostiqués de façon sporadique, certaines maladies constituent des facteurs de risque, telles que la maladie de Crohn ou certaines prédispositions génétiques au cancer. Les progrès réalisés dans l’identification des altérations moléculaires des AIG suggèrent quelques similitudes dans les mécanismes de carcinogenèse entre les AIG et les cancers colorectaux. Les données concernant le pronostic et le traitement des AIG sont parcellaires en raison de la rareté de la maladie et l’absence d’études randomisées. La chimiothérapie à base de fluoropyrimidine et de sel de platine semble montrer un meilleur bénéfice clinique dans les essais prospectifs non randomisés pour les formes avancées des AIG. Le rôle des thérapies ciblées antiangiogéniques ou anti-EGFR (epidermal growth factor receptor) n’a pas encore été évalué chez ces patients. La faible incidence des AIG doit inciter le développement de collaborations internationales pour améliorer nos connaissances dans les mécanismes biologiques à l’origine de ces tumeurs, et permettre la réalisation d’essais thérapeutiques.