John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Traitement de la poussée sévère corticorésistante de rectocolite hémorragique Volume 18, supplément 5, Septembre 2011

Auteur
CHU de Bordeaux, hôpital Haut-Lévêque, service d’hépato-gastroentérologie et nutrition, 33600 Pessac, France, Inserm U853, université Bordeaux-II, laboratoire de bactériologie, 33000 Bordeaux, France

La corticothérapie intraveineuse demeure le traitement de la poussée sévère de rectocolite hémorragique. Toutefois, son efficacité n’est que de 67 %. Avant d’envisager une autre option thérapeutique, une surinfection colique par le CMV ou le Clostridium difficile doit tout d’abord être écartée. Les deux traitements envisageables afin d’éviter la colectomie en urgence sont ensuite la ciclosporine et l’infliximab. Un essai thérapeutique conduit par le GETAID, dénommé CYSIF, a comparé l’efficacité et la tolérance de ces deux molécules. Cette étude n’a pas pu établir que la ciclosporine était plus efficace que l’infliximab dans le traitement de la rectocolite hémorragique sévère corticorésistante. Le bénéfice d’un traitement médical de troisième ligne apparaît limité par rapport aux risques encourus, si bien que la colectomie constitue alors le traitement de référence.