John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

MENU

Syndrome de l’intestin irritable avec constipation : aspects thérapeutiques Volume 21, supplément 2, Septembre 2014

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4

Tableaux

Auteur
ADEN UMR-U1073 ;
CHRU de Rouen,
Hôpital Charles Nicolle
1, rue de Germont
76031 Rouen Cedex ;
Membres du Groupe Francophone de Neuro-Gastroentérologie (GFNG)
* Tirés à part

L’objectif principal du traitement est le soulagement de la douleur abdominale mais également celle de la constipation qui peut contribuer à réduire le ballonnement abdominal. Combiné à un apport modéré en fibres solubles, le recours aux antispasmodiques est la stratégie habituelle de première intention. Mais l’efficacité de cette classe a été incomplètement évaluée dans ce groupe SII-C alors que des essais récents ont montré que d’autres options comme la beidellite montmorillonite ou le citrate d’alvérine soulageaient ces malades et pouvaient donc être des traitements de première intention.

Le recours à des médicaments indiqués dans les douleurs neuropathiques se discute en seconde intention pour agir sur l’hypersensibilité viscérale même si la prévalence de cette hypersensibilité est la plus faible dans ce sous-groupe SII-C. Le recours à des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine est alors préférable à l’utilisation d’antidépresseurs tricycliques. Une action sur le microbiote (probiotiques ou éventuellement antibiotiques) est surtout discutée dans le SII à forme diarrhéique alors que leurs résultats demeurent incertains en cas de SII-C.

Le linaclotide (agoniste de la guanylate cyclase) est une nouvelle option qui combine un effet anti-nociceptif et un effet laxatif. Des essais de phase III à large échelle ont démontré son efficacité à la dose de 290 μg/jour, à la fois avec les critères d’efficacité retenus par les agences américaine (FDA) et européenne (EMEA). Cette efficacité s’observe avec un très bon rapport bénéfice/risque. D’autres alternatives possibles comme le prucalopride ou la lubiprostone ont été beaucoup plus évaluées dans la constipation fonctionnelle que dans le SII-C.