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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Substitution des antiagrégants plaquettaires (AAP) ou anticoagulants (AC) avant endoscopie digestive : quand et comment ? Volume 21, numéro 9, Novembre 2014

Auteur
Centre Hospitalier de Redon,
unité d’endoscopie et de consultation digestive,
8 rue Etienne Gascon,
35603 Redon,
France
* Tirés à part

Les dernières recommandations internationales de l’European Society of Gastrointestinal Endoscopy (ESGE) élaborées en 2011 pour les antiagrégants plaquettaires et la revue de la HAS en 2013 soulignent l’absence de recommandations concernant les anticoagulants en endoscopie digestive.

La gestion des antiagrégants plaquettaires et anticoagulants dépend du risque, c’est-à-dire de l’invasivité du geste endoscopique et du bénéfice apporté par l’arrêt des médicaments en fonction de leur indication. Pour les antiagrégants plaquettaires, l’évaluation du risque thrombotique distingue les risques majeurs et moindres selon les situations. Des facteurs associés peuvent modifier cette appréciation. Pour les anticoagulants, l’indication au cours des arythmies complètes est définie parle score CHADS2 et dans le cadre des accidents thromboemboliques veineux, par le score de Padua. Selon le geste, l’acide acétylsalicylique sera le plus souvent maintenu et les autres antiagrégants plaquettaires arrêtés. Pour les anticoagulants, l’arrêt avant l’endoscopie et le relai dépend de la nature des produits et des indications. Les nouveaux anticoagulants oraux ont induit plus de complexité en raison de l’impossibilité de vérifier leur efficacité par un dosage sanguin.

Cette mini-revue est une proposition qui ne peut en aucun cas se substituer à la décision du médecin en face du cas particulier de chaque patient. Elle permet cependant aux gastroentérologues de mieux cerner le compromis qu’est la balance risque/bénéfice.