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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Stratégies thérapeutiques chez les patients atteints de cirrhose décompensée et chez les patients transplantés Volume 14, supplément 5, Numéro spécial : Prise en charge de l’hépatite chronique B en 2007

Auteurs
Centre Hépatobiliaire, Hôpital Paul Brousse, 14 avenue Paul Vaillant Couturier, 94800 Villejuif, France, Inserm U785, Université Paris Sud UMR-S785

En Europe, 5 à 10 % des transplantations hépatiques sont effectuées pour hépatopathie B. L’utilisation d’antiviraux comme la lamivudine, l’adéfovir, l’entécavir, le ténofovir, permet le contrôle de la réplication virale B des patients avec cirrhose B décompensée en attente de greffe. Cependant, l’emploi de ces antiviraux est limité par le risque d’émergence de mutants résistants. Le pronostic est lié à la prévention de la récidive virale B sur le greffon. En l’absence de prophylaxie, il existe un risque élevé de récidive virale. Quelle que soit la prophylaxie, ce risque est lié à la charge virale B avant la greffe. La prophylaxie par Ig anti-HBs (HBIG) au long cours ou antiviraux en monothérapie (lamivudine) permet de réduire de manière significative le risque de récidive surtout en l’absence de réplication virale B avant la greffe. L’association d’antiviraux et d’HBIG après la greffe permet d’obtenir un taux de récidive B inférieur à 10 % même en cas de réplication virale B en prégreffe. En l’absence de réplication virale avant la greffe, l’arrêt des HBIG sous couvert d’antiviraux ou d’une vaccination antivirale B peut être discuté à distance de la greffe. L’utilisation des nouveaux antiviraux a également totalement modifié le pronostic des récidives virales B sur le greffon en permettant un contrôle efficace de la réplication virale.