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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Stéatohépatite induite par la chimiothérapie Article à paraître

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2

Tableaux

Auteurs
1 Hôpital Saint Eloi, Service d’hépato-gastroentérologie et transplantation, 80 avenue Fliche, 34295 Montpellier Cedex 5, France
2 INSERM 1183
* Correspondance
  • Mots-clés : Chemotherapy-Associated Steato-Hepatitis (CASH), chimiothérapie, hépatotoxicité, stéatose, stéatohépatite
  • DOI : 10.1684/hpg.2019.1757

Certains médicaments peuvent induire des lésions d’hépatotoxicité telles que la stéatose ou stéatohépatite ressemblant en tout point aux lésions trouvées dans les hépatopathies dysmétaboliques. Parmi ces traitements, on note particulièrement des molécules anti-tumorales couramment utilisés comme le méthotrexate, le 5-fluorouracile, l’irinotécan, le tamoxifène et la L-asparaginase. Cette hépatotoxicité particulière est appelée « CASH » pour Chimiotherapy Associated SteatoHepatitis. Le mécanisme de toxicité repose essentiellement sur une toxicité mitochondriale. Ces lésions sont chroniques et souvent réversibles à l’arrêt du traitement. Les facteurs favorisants liés au patient, à la maladie ou au traitement jouent un rôle majeur dans l’apparition des CASH. Il est important d’identifier les chimiothérapies à risque d’hépatotoxicité de type stéatose et stéatohépatite pour contrôler au mieux les facteurs de risque métabolique liés au patient et renforcer la surveillance en cas de traitement. Dans le cadre particulier de la chimiothérapie néo-adjuvante du cancer colorectal métastatique, une durée de chimiothérapie courte et un délai entre chimiothérapie et chirurgie de quelques semaines permettraient de diminuer la morbi-mortalité post-opératoire.