John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Standardisation et bonnes pratiques en cancérologie : radiothérapie adjuvante des cancers rectaux Volume 6, numéro 2, Mars-Avril 1999

Auteurs

La radiothérapie, préopératoire seule ou associée à la chimiothérapie en postopératoire, diminue les risques de récidives locales et augmente la survie des patients porteurs de cancer du rectum. Son efficacité doit être évaluée en termes d’index thérapeutique (rapport effets/toxicités). Les structures critiques responsables des toxicités sont essentiellement l’intestin grêle et l’appareil sphinctérien. L’index thérapeutique le plus favorable est obtenu par la radiothérapie préopératoire. Le volume traité englobe le mésorectum lorsqu’une chirurgie conservatrice est envisagée mais inclut l’appareil sphinctérien et les fosses ischio-anales si une amputation abdominopérinéale est programmée. La meilleure épargne de l’intestin grêle oblige à utiliser trois faisceaux ou plus, à traiter tous les faisceaux à chaque séance, chez un patient installé en procubitus, vessie pleine, et à utiliser une focalisation optimale. Les toxicités observées avec un schéma de radiothérapie court, type suédois (25 Gy en 5 fractions sur une semaine) conduisent à préférer un schéma “long” délivrant 45 à 50 Gy sur 5 semaines. Pendant la radiothérapie, le patient est examiné une fois par semaine. Le traitement est interrompu en cas de diarrhée de grade 3. La chirurgie est réalisée après un délai minimal de 3 semaines pleines. Lorsque néanmoins la chirurgie a été réalisée de première intention, une étroite collaboration chirurgien-radiothérapeute est indispensable pour prévenir au maximum les toxicités digestives. Dans tous les cas, des programmes d’assurance qualité concernant radiothérapie, chirurgie et éventuellement chimiothérapie doivent garantir au patient un traitement optimal.