John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Rôle des myofibroblastes dans la fibrogenèse hépatique Volume 12, numéro 2, Mars-Avril 2005

Auteurs
Inserm, U581, 94010 Créteil, AP-HP, Hôpital Henri Mondor, département d’Hépatologie et de Gastroentérologie, 94010 Créteil, Université Paris XII-Val de Marne, 94010 Créteil
  • Page(s) : 143-52
  • Année de parution : 2005

La fibrose hépatique est la complication commune de toutes les maladies chroniques du foie et conduit à la cirrhose et à ses complications sévères : l’hypertension portale, l’insuffisance hépatique et le carcinome hépatocellulaire. Il est établi que les myofibroblastes hépatiques jouent un rôle majeur dans le développement de la fibrose hépatique. Au cours des hépatopathies chroniques, ces cellules sont soumises à l’action de cytokines et de chimiokines qui stimulent leur prolifération et provoquent leur accumulation, notamment dans les zones de nécrose où elles synthétisent les constituants de la fibrose ainsi que des molécules bloquant la dégradation de la matrice extracellulaire. La compréhension des mécanismes régulant le fonctionnement des myofibroblastes hépatiques constitue une étape préalable indispensable au développement de molécules capables de stopper la progression de la fibrose, voire de la faire régresser. À cet égard, plusieurs stratégies, non exclusives, sont à l’étude. Elles visent à : réduire l’accumulation des myofibroblastes, en bloquant leur prolifération ou en stimulant leur apoptose ; diminuer l’accumulation de la fibrose, en bloquant la synthèse de composants matriciels ou en favorisant leur dégradation. Bien que plusieurs molécules candidates aient été validées dans des modèles expérimentaux de fibrose, on ne dispose pas aujourd’hui de molécules antifibrosantes dont l’efficacité ait été démontrée chez l’homme. Cette revue fait le point sur le rôle des myofibroblastes dans le processus de fibrogenèse ainsi que sur les stratégies antifibrosantes ciblant les cellules fibrogéniques du foie.