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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Radiothérapie interne vectorisée et traitement des tumeurs endocrines : historique, modalités pratiques et perspectives Volume 28, numéro 4, Avril 2021

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
  • Figure 5
Auteurs
1 Centre Hospitalier Régional Universitaire (CHU) de Montpellier, Université Montpellier, Département d’Oncologie médicale, 80 avenue Augustin Fliche 34295 Montpellier
2 Institut du Cancer de Montpellier (ICM), Université de Montpellier, Département d’Oncologie Médicale, Montpellier
3 Institut du Cancer de Montpellier (ICM), Université de Montpellier, Département de Médecine Nucléaire, Montpellier
4 INSERM UMR 1194, Université de Montpellier, Montpellier Cancer Research Institute, Montpellier
5 Université de Montpellier, CNRS UMR 5535, IGMM, Montpellier
* Correspondance

L’approche théranostique consiste à envisager une prise en charge personnalisée des patients du diagnostic au traitement. Elle permet de « traiter ce que l’on voit et de voir ce que l’on traite ». Dans ce contexte l’imagerie moléculaire isotopique est alors un examen de choix pour la sélection de patients potentiellement répondeurs aux thérapies par la mise en évidence de la cible thérapeutique. Cette imagerie fonctionnelle permet de déterminer la dose optimale de médicament à administrer au patient, d’assurer son suivi thérapeutique ou encore d’envisager de multiples possibilités de traitements.

La radiothérapie interne vectorisée par 177Lu-DOTATATE associée à l’accès au 68Ga-DOTATOC pour l’imagerie diagnostique des récepteurs de la somatostatine, s’inscrit donc totalement au cœur d’une démarche théranostique. Son implantation en France, du fait de la positivité de l’étude NETTER, a donc été un progrès important pour nos patients et un tournant majeur pour les équipes médicales confirmant ainsi le rôle important du ciblage des récepteurs à la somatostatine dans la prise en charge des tumeurs neuroendocrines. Une question importante est son positionnement par rapport aux autres traitements avec une mise à jour récente des guidelines. Ses modalités pratiques d’administration sont maintenant bien codifiées et elles nécessitent un environnement spécifique avec haut niveau de compétence au sein d’un service de médecine nucléaire à qui l’autorité régionale de santé (ARS) a délivré une habilitation d’utilisation thérapeutique de radioéléments en source non scellée. Les indications de traitement par 177Lu-DOTATATE, seules ou en association thérapeutique, font l’objet d’une activité de recherche importante et vont probablement rapidement s’étendre au-delà des tumeurs neuroendocrines (TNE) intestinales.