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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Quels sont les enjeux de la cicatrisation muqueuse endoscopique dans les maladies inflammatoires chroniques intestinales ? Volume 18, supplément 5, Septembre 2011

Auteurs
Hôpital Beaujon, Université Paris VII, Pôle des maladies de l’appareil digestif, Service de gastroentérologie, MICI et assistance nutritive, Clichy

La rémission clinique, longtemps considérée comme l’objectif thérapeutique majeur au cours des maladies inflammatoires chroniques intestinales, a clairement démontré ses limites et son inefficacité à modifier l’histoire naturelle de ces affections. En revanche, la rémission endoscopique, assimilée à la cicatrisation muqueuse (CM), est associée à une diminution des risques de rechute clinique, d’hospitalisation et de chirurgie aussi bien au cours de la maladie de Crohn que de la rectocolite hémorragique (RCH). Elle est ainsi en passe de devenir l’objectif majeur susceptible de modifier l’histoire naturelle de la maladie. Au cours de la RCH, une CM endoscopique (CME) peut être obtenue et/ou maintenue par les 5-aminosalicylates, les immunosuppresseurs et les anti-TNF. Au cours de la maladie de Crohn, une CME peut être obtenue par les immunosuppresseurs et les anti-TNF. Chez les patients atteints de RCH, la CME pourrait représenter l’objectif thérapeutique ultime car l’inflammation est limitée à la muqueuse. En revanche, chez les patients atteints de maladie de Crohn, qui est une affection transmurale, la CME pourrait être considérée comme l’objectif minimal à atteindre. Ainsi, la CME apparaît comme un critère plus fiable et plus objectif pour évaluer l’activité inflammatoire des MICI. Elle est actuellement intégrée dans la majorité des essais thérapeutiques et devrait s’appliquer en pratique clinique pour la prise en charge des patients. La principale question qui se pose aujourd’hui est de savoir jusqu’où optimiser et/ou associer les traitements pour atteindre cet objectif.