John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

MENU

Quelle stratégie en première ligne des cancers colorectaux métastatiques en 2008 ? Volume 15, numéro spécial 6, Numéro spécial : Actualité 2008

Auteurs
Unité de Gastroentérologie, Institut Gustave Roussy et Département de cancérologie, hôpital Paul Brousse, Villejuif, France, Service de Biostatistiques, Institut Gustave Roussy, Villejuif, France, Service de gastroentérologie, Hôpital Robert Debré, Reims, France

La supériorité des chimiothérapies combinées associant une fluoropyrimidine de type 5-fluorouracile (5FU) et l’oxaliplatine ou l’irinotécan par rapport au 5FU seul a été suggérée par des essais randomisés. Ces essais ne tenaient cependant pas compte de la capacité de l’irinotécan et de l’oxaliplatine à être efficaces au-delà de la première ligne et à « rattraper » une progression survenue en première ligne après monothérapie. Dans ce contexte, il était nécessaire de réaliser des essais stratégiques afin de comparer l’administration progressive des molécules actives versus leur administration combinée d’emblée. Trois essais européens ont évalué ces stratégies différentes. Ces trois études se sont révélées concordantes, en ne mettant pas en évidence de bénéfice majeur en faveur d’une chimiothérapie d’emblée plus agressive. Il reste donc possible et justifié de proposer une monothérapie à certains patients. Ceci est particulièrement vrai pour les patients qui ne pourraient pour des raisons liées à l’extension de la maladie ou à des comorbidités associées subir une intervention à but curatif. A l’inverse, un patient ayant des métastases potentiellement résécables doit recevoir une bichimiothérapie (voire une trichimiothérapie) d’emblée car dans ces cas, l’objectif majeur est un taux de réponse le plus élevé possible afin d’obtenir une diminution des lésions permettant la résection chirurgicale.