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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Pronostic de l’hépatite alcoolique sévère : comment utiliser les nouvelles méthodes d’évaluation ? Volume 25, supplément 4, Décembre 2018

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2

Tableaux

Auteurs
CHRU de Lille, Hôpital Huriez, Service des maladies de l’appareil digestif, Rue Polonovski, 59037 Lille cedex, France
* Tirés à part

L’hépatite alcoolique sévère est une forme particulièrement grave de la maladie alcoolique du foie. La survie à six mois est estimée à 60 % mais il existe de grandes disparités entre les patients. Identifier précocement les patients ayant le plus mauvais pronostic est important pour discuter le recours à la transplantation chez certains d’entre eux, définis comme en impasse thérapeutique. Les outils biologiques tels que les scores MELD, de Maddrey, ABIC, de Glasgow sont utiles pour définir la sévérité de l’hépatopathie à un moment donné. Le score de Lille définit la réponse au traitement en prenant en compte l’évolution de la bilirubine au cours de la première semaine. Il est possible de combiner ce score avec un des autres scores pour donner une estimation chiffrée de la mortalité. Mieux définir le pronostic dans l’hépatite alcoolique peut également faire appel aux données de la biopsie hépatique, voire de l’expression génique dans le foie. Parmi les déterminants majeurs de la survie figure également la reprise de la consommation d’alcool, qui semble avoir un effet plus à long terme sur le risque de décès. L’hépato-gastroentérologue dispose donc de nombreux outils pour apprécier le pronostic des patients avec hépatite alcoolique sévère. Ces progrès pronostiques devront être accompagnés de progrès thérapeutiques car actuellement seule la corticothérapie a fait la preuve de son efficacité dans cette maladie.

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