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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Procréation et maladies inflammatoires chroniques de l’intestin Volume 13, numéro 5, Septembre-Octobre 2006

Auteur
Division de Gastroentérologie et d’Hépatologie, Hôpitaux Universitaires de Genève, 1211 Genève 14, Suisse

La fécondité des femmes atteintes de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) est globalement normale, sauf en cas de confection d’une poche iléo-anale. Le risque de transmettre la MICI aux enfants est faible, se situant entre 1 % et 7,4 % par enfant selon les estimations. La MICI menace le pronostic de la grossesse si elle est active au premier trimestre : il faut éviter de concevoir en dehors d’une période de rémission. Moyennant certaines précautions, l’usage des dérivés salicylés et des corticoïdes classiques semble sûr. Il en va très probablement de même pour les thiopurines (azathioprine et 6-mercaptopurine) et le budésonide. Les données sont encore limitées pour l’infliximab. Seul le méthotrexate est formellement contre-indiqué, car clairement tératogène. Globalement, l’activité de la MICI représente pour la grossesse et le fœtus un danger pire que les médicaments : une stricte adhérence au traitement est donc nécessaire. La césarienne est recommandée chez les femmes souffrant d’une maladie de Crohn rectale et/ou anopérinéale, ainsi que chez celles qui sont porteuses d’une poche iléo-anale après colectomie totale pour rectocolite hémorragique.