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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Prise en charge thérapeutique des tumeurs neuroendocrines digestives métastatiques de grade 1-2 en 2016 Volume 23, supplément 2, Octobre 2016

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
1 Hôpital Cochin, service de gastro-entérologie et oncologie digestive, Université Paris Descartes, Sorbonne Paris Cité, 27 rue du Faubourg Saint Jacques, 75014 Paris, France
2 Unité INSERM U1016
* Tirés à part

Les tumeurs neuroendocrines (TNE) digestives sont des tumeurs hétérogènes dont la prise en charge est complexe et multidisciplinaire, essentiellement dépendante de la localisation primitive, de l’agressivité tumorale (différenciation, Ki-67) et de l’atteinte métastatique. Depuis quelques années sont apparues de nouvelles options thérapeutiques pour les TNE digestives de grade 1-2 métastatiques : analogues de la somatostatine (lanréotide et octréotide sous leur forme longue durée d’action), thérapies ciblées (sunitinib et évérolimus) ou encore radiothérapie métabolique au 177-Lu octréotate. Ces traitements viennent renforcer un arsenal thérapeutique qui contenait déjà les traitements intra-artériels hépatiques, la chimiothérapie systémique et l’interféron. L’ensemble des traitements disponibles, l’absence d’essai stratégique et la lente évolutivité de certaines TNE rendent difficile le choix thérapeutique. Les dernières recommandations de l’ENETS (European NeuroEndocrine Tumor Society) publiées en 2016 permettent de clarifier la stratégie et les ordres d’utilisation de ces différents traitements, bien qu’il persiste encore certaines situations pour lesquelles aucun consensus n’est établi. Cette revue présente les différents traitements disponibles pour les patients ayant une TNE digestive métastatique de grade 1-2.