John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Prise en charge d’une hépatite aiguë Volume 26, numéro 8, Octobre 2019

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
Hôpital Cochin, Unité d’hépatologie, 27 rue du Faubourg Saint-Jacques, 75014 Paris
* Correspondance
  • Mots-clés : hépatite aiguë sévère, hépatite fulminante, hépatite médicamenteuse, paracétamol, hépatite aiguë virale
  • DOI : 10.1684/hpg.2019.1836
  • Page(s) : 751-9
  • Année de parution : 2019

L’hépatite aiguë est une entité clinique large qui recouvre des tableaux cliniques et biologiques de causes et de sévérité très différentes.

Elle peut survenir en l’absence d’hépatopathie sous-jacente ou sur un foie déjà pathologique.

Il est indispensable de reconnaître les deux stades de gravité de cette maladie. L’hépatite aiguë sévère, définie par un taux de prothrombine inférieur à 50 %, nécessite une hospitalisation en milieu spécialisé. L’hépatite aiguë grave ou fulminante, définie par la diminution du taux de prothrombine associé à l’apparition d’une encéphalopathie hépatique, est responsable d’une mortalité élevée en dehors d’une transplantation hépatique en urgence et nécessite un transfert en urgence dans un service de transplantation hépatique.

Les causes les plus fréquentes dans les pays occidentaux sont les causes médicamenteuses (avec, comme agent le plus fréquemment en cause, le paracétamol), suivies des hépatites virales, en particulier A, B et E. Les autres causes de l’hépatite aiguë sont toxiques, liée à la consommation d’alcool, biliaires, vasculaires (dont le foie de choc et le syndrome de Budd-Chiari), virales (infection par les autres virus hépatotropes ou les herpès virus), auto-immunes, les hépatopathies spécifiques de la grossesse (HELLP syndrome et stéatose aiguë gravidique) et d’autres maladies plus rares comme la maladie de Wilson et certaines hépatites associés à des maladies systémiques.

Le bilan étiologique doit être minutieux et comprendre, en première intention, une enquête sur les prises médicamenteuses et les facteurs de risque viraux, une échographie couplée au doppler hépatique et des sérologies virales. Il peut être réalisé en deux étapes en l’absence de sévérité ou de façon complète en urgence en cas d’hépatite grave.