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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Prise en charge du patient cirrhotique grave : transfert en réanimation ou limitation des soins ? Volume 20, numéro 2, Février 2013

Auteurs
CHRU Lille, hôpital Claude Huriez, maladies de l’appareil digestif et de la nutrition, 59037 Lille Cedex, France, CHRU Lille, hôpital Claude Huriez, pôle médico-chirurgical Huriez, service de réanimation chirurgicale, Lille, France, CHRU Lille, hôpital Claude Huriez, pôle médico-chirurgical Huriez, service d’anesthésie et transplantation hépatique, Lille, France

La cirrhose est un facteur pronostique indépendant de mortalité en réanimation. L’amélioration de la prise en charge des complications aiguës du cirrhotique et l’accès potentiel rapide à un greffon hépatique chez un patient éligible pour cette procédure sont des éléments de réflexion centraux dans la mise en œuvre d’une réanimation invasive. Le transfert en réanimation doit donc être fondé sur une décision multiparamétrique tenant compte de facteurs liés au patient, aux types de complications, aux scores pronostiques de réanimation et à l’existence d’un projet thérapeutique. En cas de cirrhose, la frontière entre une réanimation active et la mise en place de mesures de limitation et d’arrêt des thérapeutiques actives (LATA) est souvent ténue. La survenue d’une complication aiguë chez ces patients constitue souvent un tournant évolutif dans l’histoire naturelle de la maladie hépatique et aboutit fréquemment à une défaillance multiviscérale. Ces procédures de LATA encadrées par la loi sur les droits des malades ont été développées par la Société de réanimation de langue française (SRLF) pour aider les équipes soignantes à répondre à ces questions éthiques difficiles. L’hépato-gastroentérologue référent du patient doit jouer un rôle central au sein de cette réflexion pluridisciplinaire.