John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Prise en charge diagnostique et thérapeutique des tumeurs neuroendocrines de l’intestin grêle Volume 26, numéro 10, Décembre 2019

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4

Tableaux

Auteurs
1 Hôpital Beaujon, Service de gastroentérologie-pancréatologie, 100 boulevard du Général Leclerc, 92110 Clichy
2 Université de Paris, France
3 Centre de Recherche sur l’Inflammation, Unité INSERM U1149
* Correspondance

Les tumeurs neuroendocrines de l’intestin grêle (TNEG) sont des tumeurs rares mais dont l’incidence et la prévalence sont en augmentation. Elles comptent parmi les TNE digestives les plus fréquentes et sont souvent diagnostiquées à un stade avancé. L’analyse anatomopathologique est indispensable à l’établissement du diagnostic et à leur évaluation histopronostique. Les principaux marqueurs biochimiques des TNEG sont la chromogranine A plasmatique et l’acide 5-hydroxyindolacétique urinaire. Le bilan d’extension repose sur l’imagerie morphologique (scanographie, IRM), l’imagerie des récepteurs de la somatostatine et la tomographie par émission de positons à la 18fluoro-dihydroxyphénylalanine. Les TNEG sont associées à un syndrome carcinoïde dans 20-30 % des cas, dont la principale complication est la valvulopathie et dont le traitement repose sur les analogues de la somatostatine. Le traitement des TNEG localisées repose sur la résection chirurgicale associée à un curage mésentérique, dont les modalités ont été précisées par plusieurs études récentes. En présence de métastases, le traitement chirurgical est le seul traitement potentiellement curatif, mais est rarement possible. Il est associé à un taux élevé de récidive. Les traitements médicaux incluent les analogues de la somatostatine, l’embolisation intra-artérielle hépatique, la radiothérapie interne vectorisée, l’évérolimus et la chimiothérapie. La stratégie thérapeutique repose sur le grade histopronostique, la pente évolutive et le volume tumoral dont la présence de métastases extra-hépatiques. Elle doit prendre en compte le risque de toxicité cumulée à long terme car la survie est généralement prolongée.

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