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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Prise en charge des sténoses œsophagiennes réfractaires Volume 28, numéro 3, Mars 2021

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
1 CHU de Montpellier, Hôpital Saint-Éloi, Service de gastro-entérologie, 80 avenue Augustin Fliche, 34295 Montpellier cedex 5
2 AP-HM, Hôpital Nord, Service de gastroentérologie, Marseille
* Correspondance

Les sténoses œsophagiennes bénignes sont fréquentes en pathologie digestive et sont à l’origine d’une dysphagie avec altération de la qualité de vie. Le traitement par dilatation endoscopique est la référence, avec souvent plusieurs sessions nécessaires de dilatation pour lever l’obstacle (trois à cinq). Les sténoses œsophagiennes réfractaires sont celles qui récidivent après cinq dilatations.

La prise en charge de ces sténoses réfractaires est basée sur l’optimisation du traitement par inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), les dilatations itératives, et des thérapies endoscopiques adjuvantes comme l’injection de corticoïdes dans la sténose pour les sténoses inflammatoires, les incisions radiaires dans les sténoses courtes ou encore la pose d’une prothèse œsophagienne couverte pendant quatre à six semaines, dont l’effet est souvent transitoire. Malgré de nombreuses études, la prise en charge des sténoses œsophagiennes réfractaires reste un problème important de prise en charge pour les praticiens et les patients. Nous faisons ici le point sur les données disponibles de la littérature pour la prise en charge des sténoses œsophagiennes réfractaires bénignes.