John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Prise en charge des perforations coliques endoscopiques iatrogènes : le point de vue de l’endoscopiste Volume 23, numéro 5, Mai 2016

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3

Tableaux

Auteurs
1 Hôpital La Pitié-Salpêtrière,
Université Paris 6,
service d’hépato-gastroentérologie et oncologie digestive,
47-83 Boulevard de l’Hôpital,
75013 Paris,
France
2 Hôpital La Pitié-Salpêtrière,
Université Paris 6,
service de chirurgie digestive et hépato-bilaire,
47-83 Boulevard de l’Hôpital,
75013 Paris,
France
3 Hôpital Cochin,
Université Paris 5,
service de gastroentérologie et oncologie digestive,
27 Rue du Faubourg Saint-Jacques,
75014 Paris,
France
4 Hôpital Henri Mondor,
Université Paris-Est Créteil,
service de gastroentérologie,
51 Avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny,
94010 Créteil,
France
* Tirés à part

Les perforations endoscopiques iatrogènes représentent moins de 1/1 000 examens diagnostiques et moins de 1/100 des examens thérapeutiques. Elles résultent de quatre mécanismes (traumatiques directs, post-mucosectomie ou post-dissection, après électrocoagulation, par barotraumatisme). Un âge au-delà de 80 ans, les comorbidités, le sexe féminin, une maladie inflammatoire et la faible expérience de l’opérateur sont des facteurs de risque bien identifiés. Les signes permettant leur identification clinique ou endoscopique précoce doivent être parfaitement connus des endoscopistes. Un traitement endoscopique est autorisé selon des critères stricts et bien définis (petite taille, préparation excellente, CO2 disponible, pas de signes péritonéaux, stabilité hémodynamique) après exsufflation d’un éventuel pneumopéritoine s’il est tendu. Une surveillance médico-chirurgicale rapprochée dans les suites est cruciale avec monitoring clinico-biologique. La réalimentation se fera une fois les douleurs disparues en absence de tout syndrome inflammatoire. La chirurgie ne sera indiquée qu’en cas de dégradation clinico-biologique. La prévention des perforations se fait à tous les niveaux : en pré-endoscopie via une information claire des risques, pendant l’endoscopie via une grande prudence technique et en post-endoscopie par un examen clinique chez un patient informé des signes devant faire consulter en cas d’urgence.