John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

MENU

Prise en charge des fistules périanales dans la maladie de Crohn Volume 23, numéro 4, Avril 2016

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2

Tableaux

Auteurs
1 Hôpitaux Universitaires de Strasbourg,
Hôpital de Hautepierre,
Pôle des pathologies digestives,
hépatiques et de la transplantation,
service d’hépato-gastroentérologie et d’assistance nutritive,
67098 Strasbourg Cedex, France
2 Hôpitaux Universitaires,
Hôpital de Hautepierre,
Pôle des pathologies digestives, hépatiques et de la transplantation,
service de chirurgie digestive,
67098 Strasbourg Cedex, France
3 Université de Strasbourg,
Faculté de Médecine,
Unité INSERM 1113,
Laboratoire « Voies de signalisation du développement et du stress cellulaire dans les cancers digestifs et urologiques »,
3 avenue Molière, 67200 Strasbourg, France
4 Université de Strasbourg,
Faculté de Médecine,
Fédération de Médecine Translationnelle de Strasbourg,
4 rue Kirschleger, 67000 Strasbourg, France
* Tirés à part

Plus de 20 % des malades ayant une maladie de Crohn (MC) vont avoir une complication périnéale durant le cours de leur maladie, en particulier une ou plusieurs fistules périanales. Ces fistules sont responsables de symptômes pénibles et invalidants (douleurs anales, écoulements, épisodes d’incontinence, etc.) et exposent certains malades à des actes chirurgicaux radicaux comme une stomie de diversion ou encore une proctectomie. Malheureusement, la littérature est pauvre dans ce domaine, les études concernant souvent de faibles effectifs de malades et étant rarement prospectives contrôlées. Aujourd’hui, le diagnostic et l’évaluation de la sévérité des fistules périanales dans la MC repose essentiellement sur la combinaison d’une imagerie par résonance magnétique nucléaire (et/ou d’une échoendoscopie endorectale) et d’un examen sous anesthésie générale. Le traitement consiste, dans la grande majorité des situations, en la combinaison de traitements médicaux (en particulier les anticorps monoclonaux anti-TNF) et de certaines procédures chirurgicales qui doivent être réalisées avec prudence pour éviter d’éventuelles complications irréversibles. La décision thérapeutique résulte essentiellement d’une discussion multidisciplinaire associant gastroentérologue, chirurgien digestif et radiologue. Les objectifs de cette mini-revue sont de résumer les données essentielles existant dans le domaine diagnostique et thérapeutique de cette manifestation particulièrement invalidante de la MC.