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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Place de la radiothérapie interne vectorisée dans le traitement des tumeurs neuroendocrines Volume 23, supplément 2, Octobre 2016

Illustrations

  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 1
  • Figure 4

Tableaux

Auteurs
1 Institut Claudius Regaud,
Institut Universitaire Cancer Toulouse Oncopole (IUCTO),
service de médecine nucléaire,
1 avenue Irène Joliot-Curie,
31059 Toulouse Cedex 9,
France
2 CHU de Toulouse,
IUCT-Rangueil-Larrey,
service d’oncologie médicale digestive,
1 avenue du Pr J. Poulhès – Toulouse Cedex 9,
France
* Tirés à part

Les tumeurs neuroendocrines (TNE) possèdent des caractéristiques uniques, dont l’expression des récepteurs d’hormones peptidiques. L’expression des récepteurs de la somatostatine (SST) sur les cellules tumorales est largement utilisée dans la pratique clinique en imagerie pour le diagnostic, le bilan d’extension et l’évaluation du pronostic. Le ciblage des récepteurs de la SST avec des isotopes radiomarqués, ou radiothérapie interne vectorisée (RIV), est également utilisé comme modalité thérapeutique. Après avoir été développée avec de 111In-DTPA-octréotide, la nouvelle génération de RIV pour les TNE est désormais à base de 90Yttrium et de 177Lutetium, avec une meilleure efficacité. Le taux de réponse objective avec ces nouveaux composés est de l’ordre de 30 à 45 % dans les cohortes rétrospectives et près de 20 % dans un grand essai prospectif, avec 5 % de toxicité de grade 3-4, essentiellement hématologique et rénale (principalement avec la RIV à base de 90Y), et avec un faible taux de toxicité à long terme. La seule étude de phase III disponible actuellement (NETTER-01) a clairement démontré l’efficacité de la RIV à base de 177Lutetium pour améliorer la survie sans progression des patients ayant une TNE intestinale avancée. Dans la pratique clinique, les indications sont limitées aux TNE bien différenciées avec hyperfixation des récepteurs de la SST, et les TNE avec une faible charge tumorale et lentement progressives sont probablement la meilleure indication. Ce traitement est maintenant disponible en France et doit être discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire. Cependant, son rôle précis dans l’algorithme de traitement des TNE reste à explorer. Le but de cet article est de donner un aperçu des principes fondamentaux de la radiothérapie interne vectorisée et se focaliser son rôle dans le traitement des tumeurs neuroendocrines.