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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Pharmacologie des analogues de nucléosides dans le traitement des hépatites virales Volume 4, numéro 3, Mai - Juin 1997

Auteurs
Service d'hépato-gastroentérologie, Hôtel-Dieu, 1, place de l'Hôpital, 69288 Lyon Cedex 02 ; et Unité Inserm 271, 151, cours Albert-Thomas, 69003 Lyon.

Le traitement des hépatiques virales chroniques B et C demeure une préoccupation majeure pour le clinicien puisque c'est chez seulement 20 % à 30 % des patients traités par interféron-alpha que la réponse biochimique antivirale et histologique sera prolongée. Le développement des analogues de nucléosides est actuellement en pleine expansion et ouvre de nouvelles voies thérapeutiques pour les hépatites virales chroniques. La découverte de nouveaux agents antiviraux a principalement reposé sur les recherches réalisées pour trouver des agents antirétroviraux et anti-herpétiques puissants et non toxiques. Plus récemment des modèles d'étude de la réplication du VHB ont été mis au point et permettent d'évaluer l'efficacité anti-VHB des nouveaux agents antiviraux et leurs spécificité et sélectivité d'action. Parmi ceux-ci, les analogues lévogyres de nucléosides, comme le 3TC (lamivudine), représentent une nouvelle classe très prometteuse du fait d'un métabolisme cellulaire très particulier. Les analogues acycliques de guanosine, comme le famciclovir, sont également en cours d'évaluation dans le traitement des hépatites chroniques B. Ces deux classes de molécules apportent donc de nouveaux espoirs dans le traitement des hépatites virales chroniques B. En ce qui concerne les hépatites chroniques C, l'absence du système permettant de cultiver le virus a ralenti le développement des thérapeutiques antivirales. Néanmoins, en raison de sa parenté avec les flavivirus, la ribavirine a été évaluée chez les patients atteints d'hépatite chronique C. Cette molécule antivirale offre une alternative, en cas d'intolérance ou de contre-indication à l'interféron. L'association avec l'interféron-alpha semble augmenter de façon significative le taux de réponse « prolongée » et ces résultats sont en cours de validation dans des essais cliniques multicentriques.