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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Perspectives thérapeutiques du carcinome hépatocellulaire Volume 27, supplément 1, Mai 2020

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4

Tableaux

Auteur
1 Centre Hospitalier Régional Universitaire (CHU) de Montpellier, Université Montpellier, Département d’Oncologie médicale, 80 avenue Augustin Fliche, 34295 Montpellier
2 Université Montpellier, Institut du Cancer de Montpellier (ICM), Département d’Oncologie Médicale
* Correspondance

Au cours de la dernière décennie, le sorafénib a été le seul traitement systémique validé dans la prise en charge du carcinome hépatocellulaire (CHC) à un stade avancé. Récemment, il a été démontré que le lenvatinib était non inférieur au sorafénib, tandis que le régorafénib, le cabozantinib et le ramucirumab se sont révélés supérieurs au placebo en deuxième ligne après échec ou intolérance au sorafénib. En 2019, les essais d’inhibiteurs des checkpoints immunitaires (PD-1, PD-L1 ou CTLA-4) ont montré des signaux d’efficacité encourageants, mais ne sont pas à ce jour validés (du moins en France) en monothérapie en l’absence notamment de facteurs prédictifs permettant d’identifier un sous-groupe de patients répondeurs. En effet, en dehors de l’alphafœtoprotéine, qui est utilisée pour sélectionner les patients traités par le ramucirumab, aucun biomarqueur n’est disponible pour identifier les patients qui peuvent répondre à un traitement spécifique. Dans ce contexte et du fait d’une probable synergie entre les thérapies ciblées antiangiogéniques et les traitements d’immunothérapies, plusieurs essais testent actuellement cette hypothèse. Ainsi, les résultats préliminaires très encourageants de la combinaison bévacizumab et atézolizumab en phase I puis III (Imbrave 150) vont probablement conduire à un changement de standard de première ligne thérapeutique. Dans cette revue, nous allons aborder les données récentes sur ces nouvelles stratégies, ainsi que le futur rôle de ces thérapies moléculaires dans le traitement des patients atteints d’un CHC à un stade avancé.