John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Pathologies tumorales primitives et secondaires du péritoine Volume 21, numéro 8, Octobre 2014

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4

Tableaux

Auteurs
1 Hospices Civils de Lyon,
CHU Lyon-Sud,
service de chirurgie générale,
oncologique et endocrinienne,
69495 Pierre Bénite, France
2 Hospices Civils de Lyon,
service de gynécologie,
Hôpital Femme Mère Enfant,
Bron, France ; EMR 3738, Université Lyon 1,
Lyon, France
* Tirés à part

Les tumeurs du péritoine regroupent les tumeurs du mésentère, de l’épiploon et de la séreuse péritonéale. Les tumeurs primitives du mésentère et du péritoine sont rares (pseudomyxomes et mésothéliomes péritonéaux, tumeurs desmoplastiques à petites cellules et psammocarcinomes). Les tumeurs secondaires de la séreuse péritonéale (carcinose péritonéale) sont plus fréquentes et compliquent l’évolution de la plupart des cancers intra-abdominaux (cancers colorectal, gastrique, pancréatique, ovarien, appendiculaire). Leur pronostic repose sur la nature de la tumeur primitive et leur distribution ou extension appréciées par le Peritoneal Cancer Index (PCI). Le scanner abdomino-pelvien reste l’outil morphologique de référence pour ces maladies mais l’apport de l’imagerie fonctionnelle (IRM, TEP scanner) est en cours d’évaluation. La cœlioscopie est l’examen le plus utile pour apprécier l’extension et la résécabilité tout en permettant la réalisation de biopsies diagnostiques. La carcinose péritonéale a été considérée comme le stade terminal des cancers mais le développement des approches thérapeutiques pluridisciplinaires locorégionales combinant chirurgie de cytoréduction et chimiothérapie intrapéritonéale avec ou sans hyperthermie ont bouleversé son pronostic et sa prise en charge pour permettre une intention curative en cas de carcinose limitée et surtout résécable. Le développement de traitements prophylactiques des carcinoses gastriques et colorectales est en cours d’évaluation chez les patients à risque. Ces traitements doivent être réservés à certains centres spécialisés mais imposent à tous de nouveaux réflexes diagnostiques et thérapeutiques.