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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Mise au point : Traitement médical et chirurgical de l’adénocarcinome du pancréas Volume 18, numéro 6, Novembre-Décembre 2011

Auteurs
Université de la Méditerranée, Assistance publique-Hôpitaux de Marseille, hôpital Timone, pôle oncologie, spécialités médicales et chirurgicales, service d’oncologie digestive, 264, rue Saint-Pierre, 13385 Marseille cedex 5, France, Université de la Méditerranée, Assistance publique-Hôpitaux de Marseille, hôpital Timone, pôle oncologie, spécialités médicales et chirurgicales, service de chirurgie digestive, 264, rue Saint-Pierre, 13385 Marseille cedex 5, France

Avec une mortalité proche de l’incidence, le cancer du pancréas a un taux survie globale à cinq ans autour de 5 %. C’est le dixième cancer le plus fréquent en France (8 000 nouveaux cas annuels en 2008) et la cinquième cause de mortalité par cancer en France et en Europe. La chirurgie d’exérèse est le seul traitement curatif, mais seul 20 % des patients peuvent en relever et parmi eux la plupart rechute. Le traitement chirurgical, qui permet d’espérer un taux de survie à cinq ans autour de 10 %, ne peut plus être utilisé isolément. En effet, la chimiothérapie adjuvante permet de doubler les taux de survie à cinq ans dans deux essais thérapeutiques : elle est devenue un standard et est recommandée chez tous les patients opérés quel que soit le statut ganglionnaire ; deux options sont possibles, le 5FU modulé par l’acide folinique ou la gemcitabine. En revanche, la radiochimiothérapie adjuvante ou néoadjuvante n’a pas montré, à ce jour, de bénéfice en termes de survie et n’est plus recommandée. La gemcitabine est aussi une molécule-clé dans la prise en charge des patients avec tumeur avancée et représente le standard depuis 1997. Cependant, chez les patients avec métastases, elle vient d’être supplantée par une trichimiothérapie (Folfirinox) dans le sous-groupe des patients en très bon état général, âgés de moins de 75 ans avec une bilirubine normale. Les biothérapies ont pour l’instant donné des résultats décevants. Les travaux en cours sur les facteurs prédictifs de réponse et de toxicité des molécules actives, notamment la gemcitabine, devraient permettre d’améliorer ces résultats.