John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

MENU

Microbiote intestinal et carcinome hépatocellulaire : où en est-on en 2016 ? Volume 23, numéro 4, Avril 2016

Illustrations

  • Figure 1
Auteurs
1 INSERM UMR996 - Inflammation, Chemokines and Immunopathology, Clamart, France
2 Hôpital de la Timone, service d’hépato-gastroentérologie, 264 rue Saint-Pierre13385 Marseille cedex, France
3 Univ Paris-Sud, Univ Paris-Saclay, DHU Hepatinov, Labex Lermit, Kremlin-Bicêtre, France
4 AP-HP, Hôpital Antoine-Béclère, service d’hépato-gastroentérologie et nutrition, 157 rue de la Porte de Trivaux, F-92141 Clamart cedex, France
* Tirés à part

Les récents progrès dans la connaissance du microbiote intestinal (MI) permettent d’évaluer le rôle de la dysbiose dans diverses maladies en hépato-gastroentérologie. L’inégalité face au risque de développer un carcinome hépatocellulaire (CHC) chez des patients porteurs de cirrhose incite à identifier de nouveaux facteurs de risque. La dysbiose pourrait exercer un rôle dans certaines voies impliquées dans la carcinogenèse hépatique comme le montrent différents modèles animaux. Le passage dans la circulation portale de composés d’origine microbienne, notamment les lipopolysaccharides, pourrait entraîner une inflammation chronique et favoriser ainsi le développement d’un CHC. Les fonctions métaboliques du MI, altérées en cas de dysbiose, pourraient entraîner l’accumulation de xéno- ou d’endobiotiques. En particulier certains acides biliaires secondaires pourraient jouer un rôle directement ou indirectement dans la carcinogenèse hépatique. Idéalement, l’identification d’espèces bactériennes spécifiques, comme par exemple Helicobacter hepaticus associé chez la souris exposée à l’aflatoxine B1 au développement de CHC, permettrait d’envisager l’identification précoce des patients à haut risque et le développement de nouvelles cibles thérapeutiques du CHC.