John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Manifestations extrahépatiques liées au VHC Volume 22, numéro 8, Octobre 2015

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
  • Figure 5
  • Figure 6
  • Figure 7
  • Figure 8
  • Figure 9
  • Figure 10

Tableaux

Auteur
CHU de Poitiers,
service d’hépato-gastroentérologie et assistance nutritive,
2 rue de la Milétrie,
86021 Poitiers Cedex, France ;
Laboratoire Inflammation,
Tissus Epithéliaux et Cytokines EA4331
* Tirés à part

La gravité de l’infection par le virus de l’hépatite C (VHC) est liée à l’atteinte hépatique avec l’évolution vers la cirrhose et le carcinome hépatocellulaire mais également à ses manifestations extrahépatiques (MEH). Certaines de ces MEH sont bien caractérisées ; pour d’autres, l’association au VHC est plus incertaine. Les plus connues sont liées au lymphotropisme du VHC avec cryoglobulinémie mixte. Cette vascularite systémique peut être responsable de MEH minimes mais affectant la qualité de vie (purpura, arthralgies, asthénie) ou plus sévères avec très rarement une mise en jeu du pronostic vital à court terme (atteinte rénale, neurologique, lymphome B non hodgkinien). En présence de signes cliniques de MEH, un traitement antiviral C est justifié en particulier par les nouveaux antiviraux directs quel que soit le degré de fibrose hépatique. En cas de syndrome lymphoprolifératif B, des traitements immunosuppresseurs en association avec le traitement antiviral sont justifiés. Les autres MEH non liées à la cryoglobulinémie mixte sont liées à l’inflammation chronique induite par le VHC et l’atteinte hépatique chronique et aggrave le pronostic à long terme (atteinte cardio-vasculaire, diabète) et justifient d’un traitement antiviral en cas de fibrose hépatique modérée à sévère. Le but de ce cas clinique est de décrire ces MEH, les moyens d’en faire le diagnostic et leur traitement.