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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Maladie périodique : clonage du gène Volume 5, numéro 1, Janvier - Février 1998

Auteurs

Le gène dont les mutations sont responsables de la maladie périodique [1] a été cloné simultanément par un consortium français [2] et un consortium international [3]. Ce gène (MEF) avait été préalablement localisé par un clonage positionnel dans une région de 250 kb [4], puis de 60 kb entre les marqueurs D16S216 et D16S3373 [2]. La protéine, dénommée marenostrin par le consortium français et pyrin par le consortium international, appartient à la famille des protéines Ro-Ret. Cette famille comprend notamment une ribonucléoprotéine auto-antigénique présente dans le lupus érythémateux systémique et le syndrome de Sjögren. Elle est analogue à deux protéines anti-inflammatoires connues : rpt 1 (regulatory protein T lymphocyte 1) et staff 50 [3, 5]. Cette protéine semble uniquement exprimée dans les polynucléaires matures, et ne semble exprimée ni dans la moelle, ni dans la rate, ni dans les ganglions, ni dans les cellules constituant les séreuses. Sa structure est celle d'une protéine nucléaire. L'hypothèse est qu'il s'agirait d'une protéine de transcription capable, soit d'inhiber l'expression d'un (de) gène(s) codant des facteurs pro-inflammatoires, soit d'activer l'expression d'un (de) gène(s) codant des facteurs anti-inflammatoires [5]. Cette protéine comporte 780 acides aminés. Les quatre mutations observées dans la maladie périodique sont situées dans un intervalle de 46 amino-acides, dans un ensemble allant de AA598 à 774 appelé B30.2 [2, 3].