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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Les tumeurs rétrorectales : ce qui se cache derrière… Volume 26, numéro 5, Mai 2019

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
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  • Figure 5
  • Figure 6
  • Figure 7
  • Figure 8
  • Figure 9

Tableaux

Auteurs
1 Groupe hospitalier Paris Saint-Joseph, Institut Léopold Bellan, Service de proctologie médico-chirurgicale, 185, rue Raymond Losserand, 75014 Paris
2 Hôpital Saint-Antoine, APHP, Service de Chirurgie générale et digestive, 184, rue du Faubourg Saint-Antoine, 75012 Paris, France. Sorbonne Université
3 Groupe hospitalier Paris Saint-Joseph, Service d’imagerie médicale, 185, rue Raymond Losserand, 75014 Paris
4 Groupe hospitalier Paris Saint-Joseph, Institut Léopold Bellan, Service de chirurgie digestive, 185, rue Raymond Losserand, 75014 Paris
* Correspondance
  • Mots-clés : tumeurs rétrorectales, tumeurs congénitales, tailgut cyst, chordome, IRM avec injection, résection chirurgicale
  • DOI : 10.1684/hpg.2019.1785
  • Page(s) : 458-68
  • Année de parution : 2019

Les tumeurs rétrorectales (TRR) sont des tumeurs rares et hétérogènes, de découverte le plus souvent fortuite, mais qui peuvent être également symptomatiques, responsables surtout de douleurs et de symptômes obstructifs digestifs. Les tumeurs congénitales sont les plus courantes, environ 60 % de l’ensemble des TRR. Le « tailgut cyst » est la plus fréquente des tumeurs bénignes et le chordome la plus fréquente des tumeurs malignes. Hormis pour le chordome, il existe une nette prédominance féminine. Les TRR sont habituellement diagnostiquées entre 40 et 50 ans. Le bilan diagnostique et pré-thérapeutique repose sur l’imagerie, plus particulièrement l’IRM avec injection de gadolinium. Le principal critère radiologique de malignité est la présence d’une composante solide. La biopsie des lésions kystiques est à éviter en raison du risque infectieux et du caractère le plus souvent bénin de ces lésions, mais la biopsie peut se discuter dans quelques cas de lésions solides car elle permettrait de proposer un traitement néo-adjuvant ou de modifier l’étendue de l’exérèse chirurgicale. Une surveillance radiologique simple peut être proposée pour les petites tumeurs kystiques non compliquées. La chirurgie est le traitement de référence en cas de lésion maligne mais également en cas de lésion bénigne symptomatique. Le traitement repose sur l’exérèse complète de la lésion, en bloc et élargie aux organes de voisinage en cas de tumeur maligne. Trois voies d’abord sont possibles, haute, basse ou combinée. La chirurgie est complexe et le choix de la voie d’abord dépend de la localisation et de la taille de la lésion.