John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

MENU

Les symptômes de reflux gastro-œsophagien résistants aux inhibiteurs de la pompe à protons Volume 19, numéro 9, Novembre 2012

Auteurs
CHU de Bordeaux, Hôpital Saint-André, service d’hépato-gastroentérologie et oncologie digestive, 1, rue Jean Burguet, 33075 Bordeaux, France ; Université Bordeaux Segalen, Bordeaux, France

Les symptômes de reflux gastro-œsophagien (RGO) sont mal contrôlés par les IPP chez 30 à 40 % des patients. On parle de reflux réfractaire (pyrosis/régurgitations) en cas d’échec d’un traitement par IPP à double dose pendant 12 semaines. L’absence de reflux sous-jacent, un reflux acide ou non acide persistant et une hypersensibilité œsophagienne sont les principales causes de résistance aux IPP. Les troubles fonctionnels digestifs ont aussi un impact négatif majeur sur l’efficacité des IPP. Une optimisation du traitement par IPP permet un meilleur contrôle des symptômes de reflux dans 20-25 % des cas. La stratégie d’investigation est fondée sur la présence d’un RGO documenté ou non par une endoscopie et/ou une pH-métrie sans traitement. La pH-impédancemétrie sous traitement est indiquée en deuxième intention en cas de symptômes persistants chez des patients ayant un RGO documenté. Les nouvelles classes thérapeutiques antireflux ont une efficacité et un profil de tolérance ne permettant pas actuellement la poursuite de leur développement. Les indications chirurgicales doivent être soigneusement sélectionnées sur la base de données objectives issues des explorations fonctionnelles œsophagiennes.