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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Les MICI du sujet âgé Volume 20, numéro 9, Novembre 2013

Auteurs
CHU de Rouen, service d’hépatogastroentrerologie, Registre EPIMAD et Unité INSERM U 1073, 1 rue de Germont 76031 Rouen, France, David Geffen School of Medicine at UCLA Medical Center Los Angeles, Departement of Gastroenterology, CA 9009, USA, CHU de Lille, Registre EPIMAD, Lille, France

La prévalence des MICI (maladie de Crohn et rectocolite hémorragique) augmente régulièrement et le vieillissement de la population va faire de la MICI du sujet âgé une situation clinique de plus en plus fréquente. Ces maladies du sujet âgé posent de nombreux problèmes qui vont du diagnostic différentiel initial avec les complications de la diverticulose, les colites ischémiques, infectieuses ou encore iatrogènes aux difficultés thérapeutiques spécifiques. Ainsi, les traitements les plus efficaces des MICI, les immunosuppresseurs comme les anti-TNF alpha, sont d’emploi plus délicat chez ces patients âgés, qu’il s’agisse de risques âge-dépendants comme avec les thiopurines ou de comorbidités. Des travaux récents sont venus apporter des données solides sur la présentation clinique initiale et l’histoire naturelle de ces formes particulières en soulignant que ces maladies sont souvent moins bruyantes cliniquement, plus souvent localisées au côlon, notamment pour la maladie de Crohn, et exposent à des risques d’extension ou de changement de phénotype moins fréquemment que chez les sujets diagnostiqués très tôt dans la vie. Ces données sont importantes car elles plaident en faveur d’une attitude thérapeutique prudente chez le sujet âgé où les enjeux de changer l’histoire naturelle semblent moins prégnants que chez les sujets plus jeunes.