John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

MENU

Les maladies cholestatiques génétiques Volume 22, numéro 10, Décembre 2015

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3

Tableaux

Auteur
Professeur honoraire à l’Université Paris 7,
1422, route des Mauvares,
13840 Rognes, France
* Tirés à part

La cholestase intrahépatique familiale progressive regroupe quatre phénotypes : le type 1, dû à une mutation du gène ATP8B1 qui code la protéine FIC1 de la membrane canaliculaire de l’hépatocyte, le type 2, dû à une mutation du gène ABCB11, qui code le transporteur canaliculaire des acides biliaires, le type 3, dû à une mutation du gène ABCB4, qui code la protéine MDR3, et le type 4, dû à une mutation du gène TJP2 qui code la protéine des jonctions serrées intercellulaires TJP2. Il s’agit de maladies rares (1 sur 50 000 à 100 000 naissances), transmises sur le mode autosomique récessif. Elles se traduisent par une cholestase avec prurit et ictère commençant des premiers mois de la vie, à l’adolescence ou à l’âge adulte. La cholestase évolue le plus souvent vers une fibrose et une cirrhose biliaire, qui nécessite une transplantation hépatique dans environ la moitié des cas, à l’âge moyen de 7,5 ans. Le seul médicament capable de ralentir l’évolution et, dans certains cas, de retarder ou d’éviter la transplantation est l’acide ursodésoxycholique dans la cholestase de type 3. La cholestase récurrente bénigne peut être due à une mutation de ATP8B1 (type 1) ou de ABCB11 (type 2). Elle se transmet également sur le mode autosomique récessif. Elle se traduit par des épisodes de cholestase avec prurit sévère et ictère régressant spontanément et survenant à intervalles irréguliers tout au long de la vie. Elle n’évolue pas vers la fibrose et la cirrhose. Son traitement est purement symptomatique.