John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Les limites de l’optimisation des anti-TNF Volume 26, numéro 6, Juin 2019

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3

Tableaux

Auteurs
Hôpital Nord, service de gastro-entérologie, 42000 Saint-Étienne
* Correspondance

Les anti-TNF font désormais partie des traitements-clés des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI). Cependant, on observe une perte de réponse clinique aux anti-TNF, primaire ou secondaire, notamment en lien avec des phénomènes immunogènes et inflammatoires. L’optimisation permet une épargne thérapeutique, est rentable en termes de coûts de santé, sans sur-risques notamment infectieux, mais n’est pas efficace chez tous les patients. La pharmacocinétique, s’appuyant sur les dosages des taux résiduels et des anticorps anti-TNF, permet de guider la prise en charge de ces patients. Les meilleurs candidats à l’optimisation de leur traitement anti-TNF, par augmentation de dose ou réduction de l’intervalle entre les injections, sont ceux ayant des taux résiduels bas sans anticorps. En revanche, chez les patients ayant des taux élevés d’anticorps, il sera préférable de switcher d’anti-TNF et/ou d’ajouter un traitement immunosuppresseur. Il reste encore plusieurs paramètres à définir plus précisément afin de guider l’optimisation et d’obtenir une prise en charge personnalisée, notamment les objectifs des taux résiduels d’anti-TNF pour chaque molécule.

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