John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

MENU

Les lésions histologiques hépatiques associées à la chimiothérapie Volume 15, numéro 4, Juillet-Août 2008

Auteur
Service d’Anatomie et de Cytologie Pathologiques, Hôpital Ambroise Paré, Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, 9 avenue Charles de Gaulle, 92100 Boulogne Billancourt et UFR de médecine Paris Ile-de-France Ouest, Université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines

Des données récentes provenant du cancer colorectal métastatique au foie ont montré l’association de lésions histologiques du parenchyme hépatique avec la chimiothérapie. Ces lésions consistent, d’une part, en des lésions vasculaires et, d’autre part, en une stéatohépatite non alcoolique. Les lésions vasculaires consistent essentiellement en une dilatation et hémorragie sinusoïdale, et sont plus fréquentes avec l’oxaliplatine. Seules les lésions vasculaires les plus sévères (nécrose hémorragique centro-lobulaire et hyperplasie nodulaire régénérative) ont un impact clinique, avec un plus grand risque de saignement peropératoire. La relation entre la chimiothérapie et la stéatose n’est pas claire. La stéatohépatite est plus fréquente avec l’irinotécan, et est observée plus fréquemment chez les patients avec un IMC élevé. Une étude a rapporté un taux de mortalité postopératoire plus élevé chez les patients avec stéatohépatite. Afin d’éviter la progression de ces lésions chimio-induites vers des lésions plus sévères (à type de cirrhose), la prudence est recommandée quant au nombre de cycles de chimiothérapie préopératoire.