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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Les atteintes vulvaires de la maladie de Crohn (hors fistules) Volume 20, numéro 2, Février 2013

Auteurs
Hôpital Européen Georges Pompidou, service d’hépato-gastro-entérologie et endoscopie digestive, Paris, France, Groupe Hospitalier Paris Saint-Joseph, Institut de proctologie Léopold Bellan, 185 rue Raymond Losserand, 75014 Paris, France, Hôpital Lariboisière, service de pathologie digestive, Paris, France

Les atteintes vulvaires de la maladie de Crohn sont parmi les plus mal connues des formes extradigestives cutanées de cette maladie. Pourtant, le retentissement sur la qualité de vie des patientes est majeur. En effet, les plaintes fonctionnelles sont multiples comme le prurit, la douleur, les suintements, la dyspareunie, sans parler de l’aspect inesthétique. Les lésions cliniques élémentaires sont l’œdème, l’aspect hypertrophique, les ulcérations et les abcès de la vulve. La prise en charge multidisciplinaire par le proctologue, le gastro-entérologue, le gynécologue et le dermatologue consiste à éliminer les nombreux diagnostics différentiels, en particulier infectieux, et à confirmer l’origine crohnienne, notamment par l’examen histologique. Le traitement fait appel essentiellement au métronidazole, éventuellement associé à la corticothérapie, mais les anti-TNFα auront sans doute une place grandissante dans cette indication. La chirurgie est surtout indiquée en cas d’échec du traitement médicamenteux, pour la prise en charge des suppurations collectées et pour la correction plastique de certaines lésions inesthétiques.