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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Le traitement adjuvant du cancer du pancréas en 2009 Volume 16, numéro 6, novembre-décembre 2009

Auteur
Département d’oncologie médicale, Centre régional de lutte contre le cancer GF-Leclerc, 1, rue du Professeur-Marion, BP 77980, 21079 Dijon cedex, France

Le cancer du pancréas a bénéficié de nets progrès dans son diagnostic, son bilan d’extension et sa prise en charge. La résection chirurgicale reste la pierre angulaire du traitement à visée curative. Même si le pronostic reste sévère après la résection, avec une médiane de survie globale de l’ordre de 15 à 20 mois qui a peu varié depuis 20 ans, la meilleure sélection des patients et la réduction de la morbidité/mortalité permettent d’enregistrer des taux de survie à cinq ans de l’ordre de 10 %, allant jusqu’à 30 % s’il n’y a pas d’atteinte ganglionnaire. La radiothérapie adjuvante, seule ou en combinaison avec le 5-fluoro-uracile (5FU), n’a pas fait la preuve de son intérêt dans les études randomisées. L’étude ESPAC-1 a montré le bénéfice d’une chimiothérapie adjuvante à base de 5FU et l’étude CONKO-001 un bénéfice de la gemcitabine adjuvante en termes de survie sans maladie et de survie globale. En pratique, la prescription d’une chimiothérapie adjuvante par gemcitabine est devenue un standard en 2009 après la résection chirurgicale d’un adénocarcinome du pancréas, quel que soit le stade (avec ou sans marges envahies, avec ou sans adénopathies régionales). Les combinaisons de médicaments plus actifs et l’adjonction de thérapeutiques ciblées, lorsqu’elles seront au point dans les formes métastatiques, devront être évaluées en situation adjuvante pour améliorer ces résultats significatifs mais encore modestes.