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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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La voie de Ras-MAP kinases : une piste d’avenir pour le traitement de l’adénocarcinome du pancréas ? Volume 19, numéro 3, Mars 2012

Auteurs
Hôpital Beaujon, pôle des maladies de l’appareil digestif, service de gastroentérologie-pancréatologie, 100 boulevard du Général Leclerc, 92110 Clichy

L’adénocarcinome du pancréas (AP) est le cancer digestif ayant le pronostic le plus défavorable. Les options thérapeutiques dans les formes métastatiques sont limitées et les besoins en nouvelles molécules sont importants. La voie de signalisation Ras-Raf-MEK-ERK est une des mieux connues en biologie tumorale. Elle est initiée par des facteurs de croissance et régule l’expression de nombreux gènes impliqués dans la régulation du cycle cellulaire, la prolifération, la survie, la migration, l’angiogenèse et la différenciation cellulaire. Elle est activée de façon aberrante dans de nombreux cancers, dont l’AP. Ce cancer a la fréquence la plus élevée de mutations activatrices de K-Ras (70 % à 90 %). Des inhibiteurs pharmacologiques de cette cascade de signalisation, à différents niveaux, ont été mis au point. Parmi eux, les inhibiteurs de MEK sont à ce jour ceux dont le développement clinique est le plus avancé dans le traitement de l’AP. L’objectif de cette revue est de décrire la place de la voie Ras-Raf-MEK-ERK dans la carcinogenèse pancréatique et comme nouvelle cible pour traiter l’AP, mais aussi d’en cerner les limites.